STOP à la criminalisation de l’action syndicale! Syndicalistes, pas voyous!

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Commissariat 3

Aujourd’hui, mardi 18 octobre 2016, notre camarade Sébastien Turbé, responsable de la politique financière de l’Union locale d’Armentières, est convoqué au commissariat  pour avoir, le 1er avril 2016, soutenu trois de nos camarades des Fonderies du Nord d’Hazebrouck menacés de licenciement pour fait de grève dans le cadre de la lutte contre la loi « El Khomri ».

Notre camarade Sébastien est convoqué pour répondre d’un acte de solidarité avec des travailleurs à l’époque menacés de perdre le peu qu’ils possèdent, leur seule source de revenu c’est-à-dire leur travail.

Convoqué pour un acte de solidarité. Cette solidarité dont la bourgeoisie, avec à sa tête le gouvernement,  nous rabâche sans cesse les oreilles à condition qu’elle demeure caritative, lisse, passive et ne remette en cause ni le système ni les décisions des exploiteurs. A condition qu’elle ne s’exprime pas. A condition qu’elle demeure à l’état de charité.

Qu’est-il reproché à Sébastien ?  D’avoir bloqué une rue ? D’avoir fait du bruit devant une entreprise ? D’avoir troublé l’ordre public dans cette bonne ville d’Hazebrouck au calme légendaire ?  Non ! On lui reproche, et à travers lui à toute la CGT, à tous les militants présents ce jour-là, d’avoir contesté une décision patronale et d’avoir gagné la réintégration immédiate de nos trois camarades. Car c’est bien cela qui gêne le patronat : notre capacité à nous mettre en branle pour aider les nôtres, notre capacité à exercer la solidarité de classe qui lui fait si peur.

Car, ne nous y trompons pas. Qui a le plus peur ? Le réprimé ou celui qui réprime. La répression est-elle une démonstration de force ou un aveu de faiblesse ?

A peur celui qui a le plus à perdre. Et qui a le plus à perdre dans le combat de classe ? Ceux qui possèdent tout ou ceux qui ne possèdent «en or que leurs nuits blanches pour la lutte obstinée de ce temps quotidien» comme le chante si bien Jean Ferrat ?

Notre solidarité de classe fait peur. Elle est une arme puissante. Le patronat et le gouvernement à son service l’ont bien compris. C’est pour cela que Sébastien Turbé est aujourd’hui convoqué au commissariat.  Ils tentent de briser notre élan pour conjurer leur peur.

Leur monde idéal est un monde immobile dans lequel personne ne bouge. Un monde figé autour de leur prétention de domination. C’est un monde impossible !  Nous en ferons la démonstration les 19 et 20 octobre à Amiens pour la relaxe des 8 de Goodyear.

Ne soyons pas dupes. Au-delà de l’emblème que représentent les « Goodyear » il s’agit d’un combat général. D’un combat de classe. Air France, Goodyear, David, Sébastien : même combat !  Car il ne peut y avoir de progrès social sans libertés syndicales.  C’est-à-dire sans liberté de nous organiser et de  mener les actions nécessaires à la défense des intérêts des travailleurs.

Cela signifie avant tout que les syndicalistes, contrairement aux patrons dé-localisateurs ou à certains ministres, détourneurs d’argent,  ne sont pas des délinquants.

C’est pourquoi la CGT réclame une loi d’amnistie pour tous les militants et tous les travailleurs  actuellement aux prises avec la justice de classe et revendique l’immunité syndicale pour tous ceux qui ont fait et feront leur le combat pour la sauvegarde de l’emploi dans notre pays, dans notre région, dans notre département. 

Que le patronat  et le gouvernement le sachent : nous ne lâcherons rien ni personne !



 

NATHALIE


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