Le billet d’Yves de décembre

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Yves

PLEURER.

On aurait voulu pour ce billet de fin d’année faire dans le joyeux, le festif, le guilleret… Mais l’actualité de ces dernières semaines nous recentre directement sur nos préoccupations journalières.

Des misérables, ont cru bon au nom d’un « Dieu » ou d’une conception d’une société, qui décapite, qui voile les femmes, qui lapide, et autres atrocités, oui ces gens là ont tué de façon abominable des dizaines personnes et blessé des centaines d’autres, au cœur de notre capitale : PARIS.

Et maintenant c’est la peur au ventre que nous suivons les actualités : Poutine parle de 3ème guerre mondiale, les turcs abattent un avion russe, les américains, les allemands, les britanniques, ne disent pas non à la guerre. Et la France elle s’est déclarée dès le jour même des attentats en état de guerre.

Une poudrière s’est installée très vite et pas seulement dans nos esprits.

L’état d’urgence est déclaré jusqu’au moins fin février 2016 avec interdiction de manifester sous quelque forme que ce soit.

Regardez ce qu’il s’est passé à l’ouverture de la COP 21 et les violences policières pour ceux qui ont bravé cet interdit.

Evidemment, et cela est une véritable crainte, la « tentation » sera très forte pour ce gouvernement d’essayer de faire passer des lois contre les salariés (style loi Macron 2,3,4 comme expliqué dans un billet précédent) sans permettre aux salariés d’avoir la possibilité de manifester contre ces coups néfastes.

D’ailleurs, comme c’est bizarre, le sénat vient d’adopter un amendement au PLFSS (plan de loi de financement de la sécurité sociale) prévoyant l’âge de départ à la retraite à 63 ans et cela à commencer pour les salariés nés à partir de 1957. Avec l’objectif de le faire reculer à 64 ans très rapidement. En avez-vous entendu parler dans les médias entre les sondages donnant Le Pen vainqueur aux régionales ? Bien sûr que non…

On va trouver très rapidement de l’argent pour la guerre mais rien pour les salaires, les pensions…

Et comble de l’ignominie, Macron (je n’ose même plus écrire Monsieur) a déclaré devant un groupe de « réflexion » (les fameux think tank), groupe qui s’appelle « les Gracques » (d’après Wikipédia : groupe de réflexion et de pression qui souhaite une rénovation de la gauche française autour de valeurs sociales-libérales) Et qui retrouve-t-on dans ce groupe ? Je vous le donne en mille : François Chérèque (ancien secrétaire de la CFDT) Dominique de Villepin (ancien premier ministre de Chirac) et qui revendique un rapprochement PS-UMP…mais aussi Daniel Cohn- Bendit qui a participé avec Macron au dernier congrès de ces Gracques .Belle brochette !!!.

Donc Macron dans les conclusions de ce congrès a osé dire que si les jeunes de DAESH avaient fait des attentas à  PARIS., et bien c’est la faute des salariés qui manifestent pour leur petit bien être !! Ces jeunes étant de fait exclus du monde du travail : donc ils se radicalisent, vont dans des mauvaises mosquées et donc commettent des attentats en finalité… Encore un ou deux pas comme ça à droite et ce Macron là n’aura plus rien à envier au FN !

A vomir.

Mais le monde du travail ne se laissera intimider par ce petit personnage ni d’ailleurs par ces crétins de tueurs d’innocents et la CGT se manifestera et ne laissera pas faire ces gens là contre le salariat.

La CGT, quelles que soient les circonstances, se prononce et s’est toujours prononcée pour la PAIX

Nous sommes de tout cœur,  en ces temps de fêtes, avec les familles des victimes.

Et nous espérons que le prochain billet sera plus festif…



 

Caroline


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