Drame de Puisseguin, 43 morts, qui est responsable ?

Catégories : Actu Voyageurs  

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A dire vrai, on s’en fout de savoir qui est vraiment le ou les responsables. L’important en l’état actuel des choses est que les familles fassent leur deuil dans la plus grande quiétude. Dans ce terrible drame de Puisseguin, une seule certitude: le nombre catastrophique de victimes 43 morts, et autant de familles endeuillées.

Mais alors pourquoi Macron et le gouvernement maintiennent t-ils donc cette mesure de remplacer les trains par des bus alors que nous avons encore la démonstration que plus de bus sur les routes, accentuera le nombre de victimes?

      journal 20 minutes:

Mauvaise idée au vu du contexte. Un chauffeur employé par la compagnie de transport OuiBus, filiale de la SNCF, conduisait alors qu’il n’avait plus de points sur son permis révèle la Voix du Nord.

C’est une jeune femme qui relate cette histoire sur Facebook, dans un message publié vendredi à l’attention de la compagnie. Elle devait effectuer un trajet entre Lille et Paris à bord d’un car de la compagnie.

Attitude « louche »

« Dès le début, l’attitude du chauffeur est louche et inquiétante. Il ne contrôle quasiment aucun billet ou du moins ne vérifie aucun nom et laisse les gens entrer dans le véhicule », écrit-elle d’abord. La voyageuse précise ensuite que le conducteur « boucle mal sa ceinture » et qu’il « passe les premières minutes du trajet au téléphone ».

Selon la jeune femme, la gendarmerie a arrêté le car pour contrôler le chauffeur.« Et surprise, lors du contrôle la gendarmerie constate que le conducteur n’avait pas le permis », poursuit la plaignante.

Il a son permis, mais plus de points

A ce message, la compagnie OuiBus a répondu : « le capitaine avait bien son permis de conduire, cependant le contrôle a révélé qu’il n’avait plus de points ». OuiBus a aussi assuré qu’elle contrôlait « régulièrement les permis de conduire de nos capitaines mais la loi nous interdit aujourd’hui de vérifier le nombre de points qu’ils possèdent ».

Le véhicule a été stoppé vers 18h sur une aire d’autoroute. Un chauffeur de remplacement a été envoyé près de trois heures plus tard, vers 20h45 et les passagers sont finalement arrivés à destination à 22h50.

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Le calcul est simple à faire, tellement simple que nos politique n’y auraient pas pensés ? Plus de bus sur nos routes ou autoroutes = plus de risque de victimes d’accident.

La réalité du transport routier aujourd’hui, il faut y travailler pour savoir de quoi l’on parle. Ainsi l’on entend tantôt l’un à la radio invectiver d’assassin le conducteur du camion, de récriminer la vitesse, d’autre l’accuse d’avoir conduis en regardant la TV ou encore d’avoir bu… Un patron routier se désespère que le patronat Français ne participe pas à l’enquête, les médias font des raccourcis sans se poser de questions, ainsi tout le monde parle du conducteur du camion qui était en portefeuille et sur la voie de gauche, mais personne ne se demande pourquoi il roulait à gauche, ni ne s’interroge sur les temps de conduite et de repos de l’autre conducteur.

Car, on ne sait pas si c’est bien le conducteur du camion ou de l’autocar qui à percuté l’autre.

De même, plus on marginalisera les trains, plus on aura des bus, et plus la logique « low-cost » entrera dans cette profession qui a pour responsabilité de transporter une cinquantaine de passagers à chaque trajets, et le cas de « oui-bus » filliale de la SNCF avec son conducteur sans points donc sans permis n’est qu’un début.

La suite, ce sera les conducteurs moins cher des pays de l’est, qui ne serons pas regardant de notre législation, poussés à conduire jusqu’à l’extrême fatigue par des exploiteurs peu scrupuleux comme il y en à beaucoup dans la profession.

Le plus grand danger pour les passagers du véhicule, ce n’est pas si le conducteur à tout ses points, ou s’il a bu, dans les deux cas, cela est très marginal. Mais ce qui est très fréquent, ce sont les dépassements d’amplitudes journalières, ainsi il n’est pas rare qu’un conducteur soit parti de chez lui au petit matin et qu’il rentre embrasser sa famille 18h plus tard, bien que cela est interdit, le non respect des 45mn de pauses toutes les 4h30, le non respect des limitations de vitesses, le non respect du repos quotidien…. le patronat les y obligent en fournissant un travail les contraignant à ne pas respecter la Réglementation Sociale Européenne, ni le code de la route, et encore moins le code du travail.

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david


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