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Répression syndicale : Happy Goodyear

13 janvier 2017  Actu  

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Lors du procès en appel, ce 11 janvier, 10.000 personnes s’étaient rassemblées pour soutenir les huit de Goodyear, au côté de Philippe Martinez, de Jean-Luc Mélenchon, d’Olivier Besancenot (NPA) ou encore de François Ruffin, l’auteur du film «Merci, patron!»

Presque un an jour pour jour après leur condamnation en première instance à neuf mois de prison ferme, les huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord viennent d’être fixés sur leur sort: la cour d’Appel d’Amiens a prononcé la relaxe totale pour l’un d’entre eux et des peines de prison avec sursis allant jusqu’à 12 mois pour les sept autres. Les juges d’appel ont donc été plus cléments qu’en première instance.

Dans le détail, quatre des salariés, dont Mickaël Wamen, ex-leader de la CGT de l’usine, ont été reconnus coupables de séquestration et condamnés à 12 mois avec sursis. En revanche, ils ont été relaxés du chef d’accusation de «violences en réunion». A l’inverse, trois salariés ont été relaxés du chef de «séquestration» mais reconnus coupables de «violences en réunion». Deux d’entre eux ont été condamnés à trois mois avec sursis, le troisième à deux mois avec sursis. Le huitième salarié poursuivi, Hassan Boukri, a été totalement relaxé.

Notre camarade Patrice (en photo ci dessus) était sur place et a fait le parallèle avec la situation de David déjà évoquée dans un article précédent.

L’union Locale d’Armentières était à Amiens le 11 janvier 2017 pour soutenir les camarades victimes d’une justice à deux vitesses et réclamer l’arrêt de la criminalisation de l’action syndicale.

la vidéo à voir sur le site de l’Union Départementale de Nord: